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Audit énergétique des bâtiments

Audit énergétique des bâtiments

La loi Grenelle 2 adoptée le 12 juillet 2010 « portant engagement national pour l’environnement » a rendu obligatoire la réalisation d’un diagnostic de performance énergétique (DPE) ou d’un audit énergétique pour tous les bâtiments équipés d’une installation collective de chauffage ou de refroidissement avant le 01 janvier 2017.

Concrètement, les copropriétés de moins de 50 lots doivent obligatoirement réaliser un diagnostic de performance énergétique et les copropriétés de plus de 50 lots un audit énergétique.

 

Diagnostic de performance énergétique (DPE)

Le DPE est une étude approfondie des postes de consommation énergétique d’une copropriété afin d’identifier les possibles économies d’énergie réalisables et de déterminer le plan d’actions et investissements nécessaires à leur réalisation.

Le contenu et les modalités d’établissement du DPE sont réglementés. Le diagnostic doit évaluer le bâtiment ou le logement (matériaux, bâti) ainsi que ses équipements de chauffage, de production d’eau chaude sanitaire, de refroidissement et de ventilation. Il évalue soit la quantité d’énergie effectivement consommée soit la consommation d’énergie estimée pour une utilisation standard.

La lecture du DPE se base sur 2 classifications pour évaluer l’empreinte énergétique :

  • etiquettes-energie-climat-no-licencel’étiquette énergie pour la consommation d’énergie primaire
  • l’étiquette climat pour les émissions de gaz à effet de serre

-> Plus d’infos sur le DPE ici

 

Différentes méthodologies d’audit énergétique

Un texte adopté en 2012 (décret n°2012-111) définit les exigences règlementaires relatives à l’obligation de réalisation d’un audit énergétique pour les bâtiments en copropriété de plus de cinquante lots.

Deux organismes, l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) et l’Agence Parisienne du Climat (APC) ont également clarifié et définit leur propre démarche méthodologique d’un audit énergétique sur la base de ce décret.

Il existe ainsi 4 niveaux d’audit énergétique qui se décomposent habituellement en une première phase d’analyse et une autre de conseil :

  • l’audit réglementaire
  • l’audit énergétique de l’ADEME
  • l’audit architectural et énergétique de l’APC
  • l’audit global partagé

 

L’audit réglementaire 

loi-hammer-719066_1920-pixabay-cc0L’audit dit « réglementaire » reprend les exigences légales telles que définit dans le décret n°2012-111 (voir le décret) et complétées par l’Arrêté du 28 février 2013 relatif au contenu et aux modalités de réalisation d’un audit énergétique (voir l’arrêté).

Ce cadre légal précise les qualifications minimales de l’auditeur, les documents à fournir avant l’audit et les étapes clefs de la prestation de l’audit énergétique.

Au regard de la loi, l’audit réglementaire doit présenter un rapport de synthèse qui propose différents scénarios prenant en compte les facteurs sociaux, financiers, le confort et les économies d’énergie. La méthode de calcul du bilan thermique n’est pas imposée et laissée libre à l’appréciation du bureau d’études au regard de la situation de la copropriété étudiée.

La personne chargée de la réalisation de l’audit doit justifier d’au moins 3 ans d’études supérieures dans les techniques du bâtiment et 3 ans d’expérience dans un bureau d’études thermiques ou faire valoir une expérience professionnelle d’au moins huit ans dans un bureau d’études thermiques.

 

L’audit de l’ADEME

Plus contraignant que l’audit réglementaire, l’audit énergétique type ADEME est aussi le plus pratiqué.

Il impose des étapes supplémentaires avec notamment des calculs thermiques réglementaires et la proposition de programmes de travaux. Sa réalisation doit être restituée tout au long de la procédure par les deux parties (bénéficiaire et prestataire) sur un site internet dédié (www.diagademe.fr) pour pouvoir bénéficier de subventions de l’ADEME.

L’audit énergétique de l’Ademe se décompose en 4 phases :

  1. logoademe-no-licenceEtats des lieux : recueils des informations, contrôles, examens
  2. Bilan énergétique et préconisations : analyse, bilan et impact énergétique
  3. Programmes d’amélioration : doit proposer 3 orientations allant du respect de la réglementation thermique existante à une réduction de 75% de la consommation
  4. Analyse financière : retour sur investissement, ventilation des coûts et soutiens financiers disponibles

-> Voir le cahier des charges complet de l’audit de l’Ademe  ici

 

L’audit architectural et énergétique

L’Agence Parisienne du Climat (APC) a également défini un cahier des charges plus complet pour la réalisation d’un audit architectural et énergétique des bâtiments.

La partie énergétique de l’audit reprend le cahier des charges fixé par l’ADEME. Sa particularité est d’imposer également des préconisations liées à la mise en conformité des bâtiments et à la pérennisation du bâti.

Mise en œuvre par un binôme architecte / bureau d’étude, cet audit peut aussi ouvrir droit à des subventions auprès de la région Ile-de-France.

Il se décompose lui aussi en 4 phases :

  1. Collecte des informations
  2. logo-apc-no-licenceAnalyse des données
  3. Préconisations : elles doivent proposer 2 programmes d’améliorations intégrant la qualité acoustique et le confort d’été, respectant la réglementation thermique existante et évaluant tous les types de gains (énergétiques, financiers, environnementaux) et de coûts
  4. Rapport et synthèse : le prestataire doit prévoir une réunion intermédiaire et une réunion finale de présentation avec le bénéficiaire

-> Voir le cahier des charges complet de l’audit architectural et énergétique APC ici

 

L’audit global partagé

Initié par l’Union Nationale des Associations des Responsables de Copropriétés avec une méthodologie rigoureuse et pluridisciplinaire, c’est le type d’audit le plus complet car il concerne autant les travaux à réaliser sur le bâti que les problématiques d’améliorations énergétiques.

Un audit global partagé fait travailler conjointement un architecte, un bureau d’étude et un spécialiste en financement des travaux en copropriété.
Comme il reprend le cahier des charges de l’audit architectural et énergétique, il peut lui aussi faire l’objet de subventions auprès de la région Ile de France.

Il se décompose là aussi en plusieurs phases :

  1. Bilan initial de copropriété (BIC)
  2. Consultation des offres et choix des prestataires
  3. Audit thermique et architectural
  4. Travaux de réalisation

L’audit global partagé présente un coût plus élevé que les autres types d’audits. Le cahier des charges complet n’est pas encore complétement fixé et doit encore faire l’objet de précisions de la part de l’UNARC.