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Eolien : Publication du rapport GWEC sur le développement de l’énergie éolienne

Eolien : Publication du rapport GWEC sur le développement de l’énergie éolienne

Le Global Wind Energy Council (GWEC), association internationale représentant les différents acteurs de l’industrie éolienne mondiale, a publié mardi 18 octobre la dernière édition de son rapport bisannuel sur le développement de l’énergie éolienne dans le monde et ses perspectives à moyen et long terme.

 

 

L’énergie éolienne en progression

En 2015, la puissance du parc éolien mondial connecté au réseau électrique a atteint 435 gigawatts (GW), soit près de 7% des capacités électriques mondiales. Elle a connu une augmentation de 63 GW (17%) par rapport à l’année précédente.

Pour autant, la production de l’éolien ne couvrait en 2015 que 4% de la demande mondiale d’électricité, soit 868 térawattheures, en raison d’un facteur de charge structurellement limité autour de 25% (ratio entre l’énergie produite sur une période donnée et l’énergie produite durant cette période avec un fonctionnement à puissance nominale).

La pénétration de l’industrie éolienne reste limitée à un peu plus de 80 pays dans le monde, dont seuls 28 disposent d’un parc éolien d’une puissance supérieure à 1GW. En 2015, les 5 premiers pays producteurs (Chine, Etats-Unis, Allemagne, Inde et Espagne) représentent plus de 72% du parc éolien mondial en termes de puissance.

La Chine concentre à elle seule plus d’un tiers des capacités éoliennes installées dans le monde (145,4 GW) et près de 50% des nouvelles capacités éoliennes connectées au réseau électrique en 2015. Elle consacre aujourd’hui plus de moyens pour les énergies renouvelables que les États-Unis et l’Union européenne réunis.

2eme producteur mondial, les Etats-Unis affiche une capacité de production éolienne de 74,5 GM, soit près de la moitié du parc chinois, malgré la construction de 4 000 nouvelles éoliennes en 2015. Le pays développe également un premier parc éolien offshore dont la mise en service est prévue pour fin 2016.

L’union européenne dispose elle d’une capacité de production éolienne totale de 141,6 GW en 2015, soit un peu moins que la Chine à elle seule.

 

Puissance éolienne installée en 2015 :

  1. Chine : 145,4 GW
  2. Etats-Unis : 74,5 GW
  3. Allemagne : 44,9 GW
  4. Inde : 25,1 GW
  5. Espagne : 23 GM

La plupart des 435 GW de capacité éolienne en service dans le monde sont issus de l’éolien terrestre. La majorité du parc éolien offshore reste concentrée en Europe (11 GW en 2015) même si la Chine, le Japon où la Corée du Sud se développent également en mer. En Europe, le Royaume-Uni (5 GW) et l’Allemagne (2,5 GW) représentent plus de deux tiers des capacités éolienne offshores installées.

Le rapport à mi-année de l’Association Mondiale de l’Énergie Éolienne (WWEA) fait état d’une capacité éolienne mondiale installée de 456,5 gigawatts fin juin 2016 et prévoit une croissance accentué sur le deuxième semestre d’au moins 45 GW.

La barre des 500 GW de capacités installées devrait être franchie avant la fin de l’année 2016, principalement portées par la Chine, l’Allemagne, l’Inde et le Brésil et répondre à 5% de la demande électrique mondiale.

 

Un scenario de développement optimiste pour 2030

Le rapport du GWEC envisage 4 scénarios de développement de l’énergie éolienne. Le scénario « Avancé », le plus favorable à la filière, estime que l’éolien pourrait couvrir 20% de la demande électrique mondiale en 2030. Ce scénario suppose un engagement fort des états en faveur des énergies renouvelables, comme le prévoit l’accord de Paris sur le climat ratifié dernièrement.

Pour autant, l’AIE (Agence Internationale de l’Energie) ne table encore que sur une couverture de 11 à 12% en 2030 (20% à l’horizon 2050).

Pour atteindre 20% de la demande en 2030, le parc éolien devra quintupler et passer de 435 GW en 2015 à plus de 2100 GW. Selon le GWEC, une telle augmentation de la capacité implique un investissement annuel de 200 milliards d’euros et réduirait les émissions de dioxyde de carbone du secteur de plus de 3,3 milliards de tonnes par an.

A court terme, le GWEC envisage une forte croissance continue de la capacité éolienne jusqu’en 2020 (13 % par an en moyenne) pour un total porté à 792 GW de nouvelle capacité installée, soit une augmentation de 80% par rapport aux chiffres de 2015. L’Asie devrait être le principal moteur de cette hausse avec une capacité éolienne qui devrait doubler pour atteindre 353 GW.

Atteindre 2100 GW d’énergie éolienne en 2030 suppose un rythme annuel moyen d’installation de nouvelles capacités de 100 gigawatts en 2020 et de 140 gigawatts en 2030 (à comparer aux quelque 63 GW installés en 2015).La Chine en comptabiliserait à elle seule 666,5 GW, soit sa capacité actuelle multipliée par 4. A l’échelle européenne, les capacités de production éolienne devraient augmenter de 417% environ selon ce scénario.

En 2050, le GWEC estime que les capacités éoliennes totales pourraient atteindre 5 800 GW, soit 13 fois plus qu’à fin 2015.

 

Des réductions des coûts attendues

Ce scénario « Avancé » est aussi tributaire pour le GEWC d’une forte réduction des coûts d’installation et de production de l’énergie éolienne. Il mise notamment sur une baisse continue du prix des turbines qui a déjà diminué d’un tiers depuis 2009 et rappelle que l’Irena, Agence internationale de l’énergie renouvelable, estime que l’éolien terrestre pourrait encore réduire son coût de 26% d’ici à 2025.

Le GWEC mise également sur un facteur de charge moyen qui augmentera à 28% d’ici à 2030 (contre 25% en 2016) et présente l’éolien terrestre comme « l’une des sources d’électricité les plus compétitives » avec des projets affichant un coût de production de 36€ par mégawattheure.