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Politique : La France veut lancer la 1ere obligation souveraine verte

Politique : La France veut lancer la 1ere obligation souveraine verte

Les ministères français de l’Environnement et de l’Economie ont annoncé le lancement par la France de la première obligation souveraine verte début 2017 afin de financer ses investissements à venir. 

Les obligations vertes, aussi appelées « green bonds », sont des emprunts émis sur les marchés par une entreprise ou entité publique dans le but de financer ses projets de transition écologique, particulièrement en termes d’infrastructures où les investissements sont lourds.

 

Une première sur le marché

L’initiative du gouvernement français s’annonce comme la première d’un état sur le marché des obligations vertes qui ne concernait jusqu’à présent que les entreprises privées, les institutions financières ou les collectivités locales.

Pour autant, la Chine avait déjà émis des obligations vertes mais de manière indirecte, au travers de banques qu’elle contrôle indirectement, ce qui lui permet quand même de représenter près d’un tiers des greens bonds émis depuis début 2016 selon les estimations.

 

Une concurrence des marchés

L’état français, qui suit les orientations fixées lors de la Conférence environnementale, espère accélérer le marché des obligations vertes de la bourse de Paris et accroitre ses capacités de financement des investissements écologiques prévus dans le 3eme Programme d’investissements d’avenir. Elle va pourtant devoir batailler pour s’y faire une place comme l’illustre le récent lancement par le Luxembourg de sa « bourse verte » officielle.

L’état Français ambitionne d‘instaurer un label transparent et reconnu de tous à même de rassurer les marchés. L’Agence France Trésor sera ainsi en charge de l’émission des titres pour un montant de départ de 9 milliards d’euros (4,5% des 200 milliards de dette qu’elle émet annuellement).

A titre de comparaison, la Banque mondiale  déclare avoir émis 9 milliards de dollars de green bonds depuis 2008 et les émissions totales de l’année 2015 représentent 35 milliards de dollars tous acteurs confondus, à peine 1% du marché obligataire mondial.